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pouillésie

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23 octobre 2025

automne 25

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31 août 2025

Grand Singe

J’irai dessiner des fleurs jaunes et rouges

Au coin des bancs où éclosent les Amours de juillet

Et des bouquets magentas verts et noirs

Recouvriront la haine des broutilles vaines

Des divisions sous-humaines ;

J’embrasserai les contours de la Lune

Par les nuits étoilées d’août,

Et dans le ciel myrtille-mûre

Scintillera un renard argenté

 

Et si avant la mi septembre

Tout était renversé

Que dans un possible été indien

Les Utopies rêvées

Se levaient main dans la main

S’unissaient en une chaîne

Brisant toutes celles de l’asservissement capitaliste

Pour une Terre Libertaire

Une planète renaissante

 

Certes les joyaux, les trésors, les bonheurs,

Demain auront un autre goût

Celui de la simplicité, des liens,

Et les clefs des portes

Décadenasseront l’Entr’aide

 

Autrefois j’ai cru

Notre globe terrestre fini

Mais je pense maintenant que là où est la Vie

L’espoir est sans limites

 

Les guerres au profit des riches financiers

Au-dessus des lois

Nous appellent à la mutinerie !

En nuée de colibris

Nous éteindront l’incendie,

Non sans avoir laissé éclater

Les tours de verre

où seront à jamais ensevelis

Les tyrans de ce système

 

Avec le temps, ces gravats redeviendront sable,

Plages, oasis, forêts, humus,

Graines fécondes

Et l’Univers enfouira

Dans le néant

Leur commerce primitif :

Le Pouvoir ne vaut rien

A côté de l’Harmonie, de l’Osmose !

 

Le monde est fini

S’il est Economie ;

Le monde est éternel

Si le Vivant perdure et se transmet,

En un cycle d’une minérale essence

Où tout aura un sens

Comme un toboggan glisse et descend

Comme une montgolfière monte et s’élève

 

Nous trouverons tout dans la Nature,

Car elle est ainsi faite,

Que tout y est :

Nourriture, remède ;

La science, nous l’avons en nous,

Connectés que nous sommes

A notre mammifère ancestral :

 

Un Grand Singe sourit.

 

 

 

 

F.L été 2025

Grand Singe
25 novembre 2024

je voudrais avoir les yeux de quelqu'un d'autre

je voudrais avoir les yeux de quelqu'un d'autre


 

je voudrais avoir les yeux de quelqu'un d'autre.

 

je voudrais avoir les yeux de quelqu'un d'autre, et puis, pas de cerveau du tout ni de cervelle d'agneau ni d'agnelle,

pas de machin-chose

là derrière les yeux,

je voudrais ne pas comprendre,

je voudrais ne pas croire, ne pas croire que je ne crois en rien, ne pas croire que je ne crois en rien alors

que je crois comprendre,

et, de surcroît,

aussi, en outre,

encore en plus,

que je crois à quelque-chose,

au calice de la rose

et ses pétales en spirale

 

et au noir secret de la perle,

 

je crois à...

                                                                                                              en cœur en moins

?

 

 

je crois que je voudrais avoir un cœur

encore plus désordonné, et surtout plus petit qu'un petit pois pas cassé, ou plutôt

comme un petit pois aussi petit qu'un petit pois

mais pas cassé,

ou pas du tout comme un petit pois, comme un truc-qui-ressemble-à-rien,

 

enfin non, c'est peut-être déjà un truc-qui-ressemble-à-rien que j'ai là et qui bat, désordonné,

non, je voudrais, je crois que je voudrais,

avoir un coeur encore plus désordonné, et, et si minuscule,

je pourrais aisément diluer dans mes veines comme une bulle d'huile à froid,

et qu'il s'y paumerait

sans passer par l'estomac,

et qu'il oublierait que j'ai une tête, une tête avec des sentiments gros et visqueux et gluant

et qui seven(t-)à-rien oui

qui servàrien, non,

et d'ailleurs,

et d'ailleurs je ne suis pas sûr d'avoir encore une tête avec des sentiments gros et visqueux, et gluant, et qui serve-à-rien,

et qui croit vouloir qu'elle voudrait vouloir,

qui croit vouloir qu'elle voudrait

qui croit vouloir

qui croit

qui

 

 

je voudrais avoir le cœur de quelqu'un d'autre

et des yeux encore plus désordonnés,

comme des billes,

à rouler

 

sans cervelas qui serve-à-

--quelque-chose

.-

:-

;-)

 

 

françois lenoir - été 2011

 

14 août 2024

Des Cimes

Chez moi : un cimetière d’objets et d’esprits…

 

Et, quand nous ne saurons plus ce qu’est un insecte ;

Quand les saisons ne seront plus que deux ;

Celle du feu, celle des larmes ;

Celle du jour, celle de la longue nuit ;

 

Les feux follets, enfin, s’y étoufferont à jamais ;

 

Et moi qui ne fut qu’un loup blanc célibataire,

je me souviendrai...

 

F.L 14/08/2024

Des Cimes
19 juillet 2024

Lexique de la drogue

Lexique de la drogue

en un stick universel

le sel le sucre sont bien loin,

la paillote, au toit déchiré,

la fumée des Dieux fait très bien ça ;

elle infuse le Tout dans le moment présent

 

Une ligne de moins

à tetris,

s’écroule, s’afaisse,

disparaît :

un niveau de passé !

Le concorde lui-même

n’existe plus.

 

Fumeur devant l’Eternel

Devant tous les autels

Miel fumé

 

Sorcier Chamane Messager

 

J’en ai besoin

parce que j’ai besoin d’ivresse

 

ça ne m’apporte rien

parce que je me fatigue de persévérer…

 

J’en ai besoin

parce que je ressens un manque d’Amour

 

ça ne m’apporte rien

que de jouer au yo-yo.

 

 

F.L

 

 

Lexique de la drogue
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13 mai 2024

la poësie.....

La poésie ne paie pas beaucoup ;

Elle s’étale, funambule, au-dessus du vide,

Elle s’aligne entre les gouttes ;

Elle ne pèse pas lourd, la poésie ;

Parfois, même, quand elle ne fait qu’un gramme

Pfffiou, elle disparaît,

Pour, cristaline,

Réapparaître dans une sucrine…

 

Et s’en retourne à la mer… seule…

Toujours seule, la poésie…

En chienne…

Elle encaisse les coups

Elle enchaîne les chutes

Elle brûle au premier soleil

 

Et quand la sirène chante,

C’est celle de l’ambulance…

 

Alors elle trouve le sommeil,

Y ré-agence les souvenirs raté :

La poésie a cette magie-là,

De faire vivre ce qui n’a pas vécu !

 

Elle remplit le vide au-dessous d’elle,

Elle est la goutte qui sèche entre les gouttes,

Elle est l’enclume-plume,

Elle tamponne le ciel, d’étoiles,

Et le constelle de ses mots,

Jusqu’aux prochaines aurores

 

F.L mai 2024

 

 

photo : F.L avec Dessin de Damiens Bayard, chevalet de Sergent, photo dans la photo "Waiting for the Sun" de Amandine Maillard, punaises pour bureau...

1 mars 2024

NO FADE OUT

No fade out

 

1.- Croire au paradis, c’est comme

Croire encore au père noël

C’est un concept en cours

De construction

 

Laissons les riches faire leurs affaires

Et quand tout s’effondrera

Ils se barreront

De cela,

Sans leurs ombres, nous construirons

Ce qu’il y a d’ores et déjà

Dans nos têtes :

La paix Naturelle

 

Ce qu’ils croient être des artifices

Ne sont que nos moyens de tenir bon,

D’attendre d’atteindre leur fin

Ici-bas.

 

C’est eux qui monteront dans les étoiles et s’entretueront.

Nous autres, n’avons pas besoin de descendre plus bas

Que les cendres qu’ils laisseront.

 

Il y a des points et des majuscules qui accumulent les phrases,

Et encore minuscule,

Choisissons d’être majuscule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2.- Je ne jèterai de pierre nulle part,

Si ce n’est au sol,

Là où elle sera.

 

Ils nous font croire un futur,

Nous savons en nos corps meurtris

Qu’ils n’en seront pas.

Car, dans le grand silence intersidéral,

Les anges n’existent pas,

Ni les âmes,

Les protons sont bien plus fin

Que ça ;

L’infiniment petit

N’explosera pas d’obésité.

 

Laissons aux religions ce qui leur appartient,

C’est leur propriété,

Et gardons le meilleur

Du monde,

Ce sera cela, le partage.

 

Pour l’instant nous sommes leurs monstres,

Leurs bêtes de somme, c’est selon,

Il n’en sera pas toujours ainsi.

 

Ils ont conçu des machines

Dont nous seuls savons les notices,

Elles sont gravées au fer chaud

En notre for intérieur,

Et nous pourrions tout démonter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3.- Qu’ils profitent !

Qu’ils se gavent !

A en crever.

 

Depuis toujours nous ramassons les miettes,

Nous nous arrangerons avec les restes…

 

Ils sont très peu nombreux,

Si gros qu’ils s’écrasent,

Qu’ils se bouffent les uns les autres.

 

Pauvres, nous avons meilleur goût qu’eux,

Mais nous ne nous entremangerons pas ;

Et quand bien même nous ne sommes pas encore unis

Par les mêmes cris de liberté

Nous ne comptons plus nos milliards de têtes !

 

Nous replieront leurs cartes

Et pourrons les brûler

A l’entrée des grottes de l’Hiver.

 

 

 

F.L 08/12/2022

29 février 2024

ANCIENT METAL

de la transparence des cerfs ailés

de la transparence des cerfs ailés

De la transparence des cerfs ailés Jusqu'à leurs yeux de Saturne,

L'asphalte bucolique, et ses nuances fluos de nuit,

Se déroulait, toujours plus rapide,

Vers la grand' ville.

Des panneaux quatre-vingt

Faisaient marrer le type au volant

La Lune pleine était quelque-

Part dans le ciel passé ;

La blanche chouette givrée

S'est saupoudrée en tracé

Signalétique ;

Un passé encore proche

A ouvert la chasse.

 

Je suis contre la chasse! Même des démons!

Il finiront par s'estomper, à l'Est!

Est-ce si loin, l'Everest ?

 

Transhumance décérébrée Jusqu'à l'exil transhumane vers Mars,

Le néant éthéré, et ses néons d'étoiles-fusées,

Défilait, toujours plus vide,

Et si éloigné de Vénus.

Mille débris nucléaires

Faisaient chialer le type aux manettes,

La Lune renversée,

Déjà de l'autre côté ;

Constellation dégelée,

Orion s'éparpillait en lacets

Dénoués de sens.

Un passé sous cloche

A rouvert la chasse!

Et pourtant...

La révolution, comme un métal ancien

 

Avec la naîssance du soleil Sur les flèches en ruine,

Avec le fantôme du palais

De justice en guenille

Flottant dans la brise matutinale

 

Comme un ancien métal

 

F.L fin février 2024

9 décembre 2023

Pour un poème

Quelques vers sur le chemin,

De la Vie, qui n’en finit pas d’inventer,

 

Quelques vers oubliés,

Dans le désert, un parchemin.

 

Le soir se mire

Dans une raclette-pierre-de-rosette

 

Un chat dort

Sur le flanc d’une pyramide de fringues.

 

La Vie c’est dingue, c’est une tordue,

C’est rose, c’est bleu,

C’est rouge, c’est noir,

Et puis le soir, la nuit,

Ça continue

Ça joue la révolution !

 

La Vie trouvera toujours la faille

Où s’immiscer !

 

Quand la Mort l’arrête,

Elle recommence,

Les cinéastes l’ont bien compris !

 

C’est la Vie qui a nourri le pain

De son levain,

Et ça s’égrène, et ça fleurit !

 

La Vie n’a pas de fin ;

C’est l’eau, l’hydrogène et la neige

Réunis.

 

Ce qui ne vit pas vit,

Se polit, se patine, s’embellit ;

 

Elle est généreuse la Vie,

Elle a tout l’Amour du monde,

 

Elle a sacrifié un arbre,

 

Pour un poème !

 

 

 

F.L fin novembre 2023

 

Photo0513

10 novembre 2023

ALL CAMERAS STOPPED

ALL CAMERAS STOPPED

Hier tôt matin

le soleil se mirait dans la Lune encore presque pleine

face à lui.

Une journée à planter des poiriers

pour finir en insomnie de caféier.

La ventouse-d'engrais-lombri-fumier retournée

Le siphon du canapé-latte-cassée

Le trampoling du lit feng shui

Le Nord-Ouest Ouessans-dessus-dessous-Nordique

Impacte ; Avec un C ou un K selon le choix

J'ai quasi-oublié que j'avais des volets ;

De toute façon la longue nuit

Les a déplacés.

Dinah marque les quart de minute

D'un miaulement court et rauque

Entrecoupé d'un doux ronronnement,

Tandis que Sweet Sue roupille à demi...

Se sont allumés en elles

Tous les félins imaginaires et félines rêvées

Qu'elles puissent se persuader d'être...

Tout comme dans la réalité quand tu regardes Jimi Hendrix jouer,

Tu crois qu'il triche, si tu n'es pas initié

A l'expérience du taping---picking-----étheré!

Aterré de faire ce constat,

Je ne le ferai pas à l'amiable,

L'électricité est une transformation,

Pas de la magie ;

Musicalement je pourrais l'expliquer,

Seulement musicalement...

Obtient-on un accord?

Obtient-on un revers?

Un savant mélange de sons,

Que des oiseaux farfelus

Ont perpétué à nos jours?

Justement, non.

Ces oiseaux sont en voie

D'extinction de voix.

Je le sais,

Mais ne saurais

Les reproduire.

C'est ça qu'est triste...

Pourtant les volutes enfermées

Ne montent pas au ciel

Mais vont au plafond s'écraser, s'étaler.

La communauté des cheveux longs

Avait enterré son sexe

Pour mieux l'user à jouir

Sans entrave aucune.

PLAY

 

F.L 11/11/2022

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